• Un poème que j'ai choisi en souvenir du  8 mai 1945 et l'écouter avec vous

     

    Ce poème écrit par Paul Eluard en 1941, publié en 1942 en Angleterre, de 21 quatrains, a été parachuté en plusieurs milliers d’exemplaires par les avions britanniques de la Royal Air Force au-dessus du sol français,  en même temps notamment que des armes et des munitions à destination du maquis…

    Parfois les mots sont aussi des armes…

     

    Liberté , j'écris ton nom

     

    ce poême de Paul Eluard est récité par Gérard Philippe

    la voix de G.Philippe est un peu longue à démarrer,merci de patienter

     


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    Je ne t'ai pas oublié Legerm, j'ai recherché les photos de cette région des Aurès que tu as bien connue, elles ne sont pas nombreuses mais tu comprendras que certaines sont trop personnelles et émotives pour moi.

    Ce voyage dans les Aurès, papylette l'a fait en 2003 avec une trentaine de copains bidasses en 1959 comme lui , ils sont restés 28 mois sur ce piton de Rhoufi. 40 ans après ( et non 30 ), je ne vous parlerai pas du retour après ce voyage tant il fut émotionnel mais heureux d'avoir vu ce qu'était devenu cette superbe région  chaoui des Aurès.

    Nous y avions retourné 15 ans après la fin de la guerre, un voyage français nous emmenait pile à Rhoufi.Nous étions une dizaine, on ne savait pas trop comment nous serions acceuillis dans ce village. Nous en avons un très bon souvenir, papylette a pu descendre dans l'oued ( où il en avait tant bavé ) et entrer dans les anciennes mechtas ( maisons) abandonnées.Cette région est vraiment superbe.

    Nous avions une camera super8 à cette époque, nos films sont sur cassette donc je ne peux les mettre sur mon blog.

     Souvenirs, souvenirs, des bons, des bien mauvais aussi

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    les coutumes du 1er mai dans mon Poitou

    les coutumes du 1er mai dans nos campagnes du poitou

     

     A l’arrivée du mois de Mai, on fêtait jadis le renouveau de la nature en plantant le “mai”, arbre vert et décoré, symbole de son réveil printanier

    En Poitou, comme dans beaucoup de provinces, la coutume consistait aussi souvent à planter simplement un pied de buisson fleuri, d’où le nom de “mai” donné au buisson en fleurs (et récemment encore on appelait toujours l’aubépine un “mai”, puisqu’elle est sensée fleurir le 1er mai).

    aubepine.jpg

    Les jeunes gens et les jeunes filles (celles ci vêtues de blanc) allaient chercher le “Mai” dans le bois voisin la nuit précédant le 1er mai. Ils déracinaient des arbrisseaux gorgés de sève et allaient dans les fermes où ils chantaient pour réveiller tout le monde en agitant leurs rameaux.

    C’est sur la place du village, ou devant l’église que les jeunes gens plantaient ce “mai” et un bouquet de “mai” pouvait s’attacher au bout d’une perche fixée en terre, décoré de rubans. Souvent le bouquet enrubanné et la perche se plaçaient devant la demeure d’une jeune fille et les garçons regardaient flotter les rubans au vent qui leur désignait la direction du futur époux. Cette opération s’effectuait dans la nuit du 30 avril au 1er mai. Le “mai” cueilli cette nuit là s’accrochait aux portes des maisons, des granges, des caves et des écuries, comme cela se pratique encore pour le buis bénit le jour des Rameaux, afin de protéger maisons et dépendances des catastrophes. Dans certaine endroits, la nuit du 1er mai ce sont des branches de noisetier que les jeunes gens plantaient devant les maisons des jeunes filles, branches plus ou moins grandes selon l’âge des demoiselles.

    Avant la dernière guerre, toujours pour le 1er mai, il était d’usage que les garçons fleurissent les demeures des jeunes filles avec des bouquets de lilas (un bouquet par fille et non par famille). Le lilas est un hommage à la beauté, il signifie innocence et modestie. Mais il pouvait aussi s’agir de bouquets de muguet ou de roses. Il arrivait que certains de ces bouquets servent de prétextes à des déclarations de la part des garçons qui en profitaient pour glisser des billets doux parmi les fleurs. Cette coutume persistait encore dans les années 50.

    Les filles d’humeur acariâtre, au lieu de fleurs, récoltaient des ronces…ou une poignée d’orties au milieu du bouquet. Par endroits, la fille de propreté douteuse ramassait devant sa porte des débris de légumes ou même des ordures…ailleurs un balai !… Quant à celles qui avaient jeté leur bonnet par dessus les moulins, les garçons déversaient devant chez elles une brouettée de feuilles de choux. Dans certaines localités, on déposait une botte de paille ou de foin devant la porte. Ces “cadeaux”, dit-on, venaient souvent de galants éconduits ou de garçons jaloux. Les femmes mariées qui se “tenaient mal” ne se trouvaient pas épargnées. Elles recevaient en hommage, un bouquet de “coucous” jaunes en Poitou, et un genêt fleuri en Saintonge, le jaune étant “la couleur du cocuage”.

    Un bouquet de “mai” suspendu au bout d’une perche était parfois planté sur la tas de fumier pour préserver des serpents. On en mettait aussi à la porte des étables “afin que les serpents ne viennent pas téter les vaches”. Comme on plantait le jour des Rameaux une branche d’aubépine dans ses terres pour que les récoltes à venir soient prospères.
    Parfois, en ce jour de 1er mai, on buvait un verre de vin blanc, on mangeait un brin d’ail et on se frottait les lèvres avec une pièce d’or de 20 francs pour avoir beaucoup d’argent. La croyance populaire voulait que le plus beau troupeau de moutons serait celui qui sortirait le premier de la bergerie ce jour là. Dans le pays des brandes, on pensait qu’en mettant un chiffon dans le talon de son sabot et en passant dans le pacage de son voisin on en ramassait toute l’herbe et qu’en prenant une fourchée de son fumier on lui enlevait “tout son jus”.

    Ce matin là, enfin, les jeunes filles allaient avant le lever du soleil se débarbouiller avec la rosée pour avoir le teint frais. Et quelques unes, pour être plus belles, “se roulaient nues dans l’herbe”.

    Dérivé du culte de la Déesse Mère, peu à peu détourné et placé sous la protection de la croix, de la Vierge ou des saints, les fidèles suivaient en grand nombre “l’exercice du mois de Marie” dans toutes les paroisses de Poitiers. Les nombreux oratoires dédiés à la Vierge étaient fleuris journellement et dans bien des familles s’improvisaient des sanctuaires souvent dans une “boulite” du mur, face à la nature.

    Dans l’espoir de protéger la végétation encore fragile, on en vint aussi à faire des processions au milieu des cultures, pour supplier le ciel de les épargner: ce sont les Rogations, les “Rousons” en Poitou, qui avaient lieu au cours des trois jours précédant l’Ascension.
    Créées en 469 à Vienne par saint Mamer, le premier des trois “saints de glace”, les autres étaient Pancrace et Servais. Le cérémonial des fêtes avait encore cours il y a 100 ans à Poitiers même comme à la campagne, reprenant d’anciens rites appelant la protection des divinités de la Terre sur les récoltes. Les croix des carrefours étaient fleuries, les puits enguirlandés de verdure bénis, de même que les eaux des sources et des fontaines.
    Les récoltes étaient aussi bénies tour à tour, le premier jour était consacré aux foins, le second aux moissons et le troisième aux vendanges.
    Jusque dans les années 50 à Cissé (une vingtaine de kilomètres de Poitiers), les pélerins suivant leur curé se rendaient encore à la Croix Pardon, en bordure d’un vieux chemin, dont le nom “semble indiquer qu’elle avait été placée en cet endroit en expiation de quelques pratiques idolatriques”.

    Avec mai débutait une multitude de fêtes villageoises: assemblées, ballades, frairies, préveils dans chaque bourg, chaque hameau avec courses et jeux. Mais en Mai, mois de la Vierge, on ne devait pas se marier, et les enfants issus d’un tel mariage n’étaient pas viables.
    De toutes ces festivités, nous sont restées de nombreuses rondes et danses.

    (à noter aussi, que dans la région, le 1er mai demeure confondu avec la fête de la jeunesse: la Bachellerie, spécifique au Centre Ouest et à l’Ancien régime)

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    J'aime bien connaître les coutumes de mon poitou,

    ma mémé n'est plus là pour me dire si cette narration est vraie , elle n'avait pas son pareil pour raconter " son jeune temps  " mais elle n'est sans-doute pas loin de la vérité, j'ai quelques vagues souvenirs des veillées à la campagne dans ma petite enfance , j'écoutais déjà avec délice.


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  •  Vous allez dire que je radote , mon article sur la journée du 1er Mai a paru hier. Mais j'ai oublié de vous dire  quelque chose ............

    La fête du travail et son brin de muguet

    Blog de arlette1941 :PARLER DE TOUT ET DE RIEN, La fête du travail et son brin de muguet
     

    1er mai 1941

     

    Une petite révision de nos coutumes ne fait pas de mal parfois, personnellement je découvre que je suis un peu mêlée à la naissance du 1er jour férié de la fête du travail le 1er mai  1941 puisque je suis née cette année-là 


     

    Blog de arlette1941 : PARLER DE TOUT ET DE RIEN, La fête du travail et son brin de muguet       

       mais non, je ne suis pas syndiquée !!!!!!!


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    La fleur à la boutonnière

     

     


     

    Depuis 1886, le 1er Mai............

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    Depuis 1886, le 1er Mai............

     

       A Paris, au début du siècle, les couturiers  offrent trois brins de muguet aux ouvrières. 1976, le muguet est associé à la fête du 1er mai. Il remplace le triangle rouge qui symbolisait la division de la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs.

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    Pour le 1er Mai, on va voir fleurir les blogs de bouquets de muguets, c'est bien les fleurs, mais sait-on comment a commencé cette journée pas rigolotte du tout? Et on en est toujours au même point, les syndicats nous appellent à envahir les rues le 1er mai..

    Depuis 1886, le 1er Mai............

     Récapitulatif:

     premier mai 1886

    En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l'habitude de défiler en portant à la boutonnière un triangle rouge. Celui-ci symbolise la division de la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs.

    Le triangle est quelques années plus tard remplacé par la fleur d'églantine. En 1907, à Paris, le muguet, symbole du printemps en Île-de-France, remplace cette dernière. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge   

    Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant, à titre exceptionnel, une journée chômée.

    Les manifestations du 1er mai 1936 prennent une résonance particulière car elles surviennent deux jours avant le deuxième tour des élections législatives qui vont consacrer la victoire du Front populaire et porter à la tête du gouvernement français le leader socialiste Léon Blum.

    C'est pendant l'occupation allemande, le 24 avril 1941, que le 1er mai est officiellement désigné comme la Fête du Travail et de la Concorde sociale et devient chômé. Cette mesure est destinée à rallier les ouvriers au régime de Vichy. Son initiative revient à René Belin. Il s'agit d'un ancien dirigeant de l'aile socialiste de la CGT (Confédération Générale du Travail) qui est devenu secrétaire d'État au Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain.

    À cette occasion, la radio officielle ne manque pas de préciser que le 1er mai coïncide avec la fête du saint patron du Maréchal, Saint Philippe (aujourd'hui, ce dernier est fêté le 3 mai) !

    En avril 1947, la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération qui fait du 1er mai un jour férié et payé... mais pas pour autant une fête légale. Autrement dit, le 1er mai n'est toujours pas désigné officiellement comme Fête du Travail. Cette appellation n'est que coutumière.....

     

    premier Mai en France en 2016

     

    Depuis 1886, le 1er Mai............

     

     Sans provoc, juste pour se souvenir de notre histoire de France

     

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    Toute mon amitié avec ce muguet porte-bonheur

    Depuis 1886, le 1er Mai............

     


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